La route vers l'Est
Nous avons traversé la ville de Vik, qui est très connue pour son église rouge et blanche qui surplombe la ville avec une vue imprenable sur l'océan.

Un détail nous a d'ailleurs surpris : presque toutes les églises que nous avons croisées en Islande étaient fermées aux visiteurs. C'est un contraste assez net avec nos églises françaises qui sont, elles, presque toujours ouvertes. Comme nous savions que nous repasserions par le coin lors du chemin du retour, nous n'avons pas perdu trop de temps et avons repris la route assez rapidement.
En continuant notre route, nous avons traversé le champ de lave Eldhraun. C'est un paysage assez lunaire, recouvert d'un tapis de mousse qui lui donne un aspect étonnamment doux. Ce champ de lave est le résultat de l'immense éruption du Laki en 1783, qui a recouvert une zone gigantesque de l'île.
On remarque aussi que la nature est très protégée ici : la mousse est extrêmement fragile et met des décennies à repousser. C'est pour cela que les parkings sont très limités sur la route et qu'il est strictement interdit de marcher sur la mousse pour ne pas l'abîmer. Il faut vraiment rester sur les chemins balisés.

Canyon de Fjaðrárgljúfur
Nous avons pris le temps de découvrir le très connu, canyon de Fjaðrárgljúfur. C’est un site impressionnant avec ses parois vertigineuses qui serpentent dans le paysage. Sur le parking, on est tombés sur une roulotte à hot-dogs tenue par une saisonnière... française ! un petit moment sympa pour discuter de ses projets en Islande tout en prenant un snack.





Dverghamrar
Ensuite, nous sommes passés par Dverghamrar. C’est une sorte de "chaussée des géants" située au milieu d'une plaine, avec ces colonnes de basalte très particulières qui rappellent ce que l'on peut voir ailleurs. Le gros avantage, c'est qu'on était pratiquement seuls sur place. C'est un site qui se trouve juste à côté de la route, donc pas d'excuse pour ne pas s'y arrêter.






Svartifoss : L'effort et la récompense
On s'est attaqués à la randonnée de Svartifoss. Alltrails la classe en difficulté "modérée", mais pour nous, l'ascension est assez soutenue avec pas mal de dénivelé. Pour tenir le coup, ma seule motivation mentale était de m'imaginer avec un gin tonic bien frais en récompense.
C'était assez particulier de croiser des randonneurs qui montaient avec un sourire aux lèvres, alors que nous, on avait le souffle coupé. Mais la cascade en vaut vraiment la chandelle : elle est superbe et, surtout, c'est elle qui a inspiré l'architecte de l'église de Reykjavik avec ses colonnes de basalte. Le spectacle est saisissant.
Le retour a été beaucoup plus facile puisque c'était en descente. Résultat : c'est nous qui avons retrouvé notre sourire en croisant les marcheurs qui montaient et qui, eux, semblaient un peu plus en difficulté !


Svartifoss
Ensuite, route vers l’hôtel, qui avait une vue indescriptible sur un glacier. Nous nous sommes sentis chanceux d'avoir l'occasion de voir ce spectacle.

Parc national du vatnajökull
- 📆19 - 21 juin
- 🏨Hotel jökulsarlon
Le lendemain, nous avons commencé par une balade en kayak sur lac près du glacier Vnatnajokull. Après une présentation des manœuvres et des mesures de sécurité en kayak, nous avons longé plusieurs icebergs à bonne distance. en effet, il existe des dangers à se rapprocher trop des icebergs lorsqu'ils se retournent à 90 ou 180 degrés. Les paysages peuvent très vite changer d'une journée à l'autre: un iceberg qui s'est retourné pour s' allonger. Encore un paysage saisissant par sa beauté et son calme, où je me suis plaint d'avoir mal au cul. Nous recommandons ce type d'expérience en lieu et place d'une escapade en zodiac (pas très écolooo).

Cela nous a pris la matinée. Nous sommes repassé rapidement à l'hotel pour prendre un sandwich puis direction Höfn, à 1 heure de route. Le trajet pour y aller est d'ailleurs magnifique.








C'est une petite ville de pêcheurs de carte postale, avec ses bateaux très colorés. Elle est connue pour sa pêche du homard. Malheureusement nous n'avons pas pu en manger.
Nous nous sommes arrêté dans une boulangerie : Ljósdís Kaffihús & Bakarí, assez bonne, sympa pour y faire une pause. Puis direction le port à pied pour aller y faire un tour.

Höfn aura été le point le plus à l'est de notre périple. On aurait bien aimé continuer la route, car il y a encore tellement de paysages incroyables à découvrir, mais notre temps était limité et il nous fallait rentrer.
Avant de profiter de notre dîner, nous sommes allés tester les hot pots de l'hôtel. Même s'ils étaient assez chauds pour nous — probablement autour de 38°C, voire un peu plus — c'était une sensation très agréable. Se baigner ainsi, avec la vue sur le glacier en fond.
Diamond Beach
En discutant avec un membre du personnel après le dîner, il nous parlait des meilleures heures pour aller à Diamond Beach en cette saison (2h du matin...). Nous avons tenté notre chance. Le site étant à seulement 5 minutes en voiture, on ne risquait rien.
Finalement, grand bien nous en a pris. À 23h, le lieu était presque vide et la lumière était sublime, comme celle d'un coucher de soleil permanent. Le silence était presque total.
Nous avons commencé par la lagune, là où les icebergs dérivent et s'amenuisent.







S'ils y arrivent, ils remontent un mince accès jusqu'à la mer, ou plutôt l'océan, et s'échouent sur les plages de sable noir. Les morceaux qui restent sont d'une transparence quasi parfaite, d'où le nom de l'endroit : Diamond beach.








Diamond Beach
Direction le lit !