Kirkjubaejarklaustur

  • 📆21 - 22 juin
  • 🏨Stracta apartments

La route du retour s'est faite avec une certaine tristesse. On a l'impression que l'aventure se termine et on est repassés une dernière fois près du lagon pour voir les icebergs dériver une ultime fois.

Sur l'eau, nous avons observé des Zodiacs qui faisaient des ronds dans l'eau pour se frayer un passage à travers les blocs de glace, juste avant d'embarquer les premiers touristes. On a trouvé la scène assez désolante ; cette agitation brisait un peu la magie du lieu. Cela nous a d'ailleurs confortés dans notre choix de faire du kayak plus tôt dans le voyage : une expérience bien plus silencieuse et respectueuse du paysage.

En continuant notre route, nous sommes passés devant Hofskirkja. C'est une petite église traditionnelle au toit de chaume que nous avions manquée à l'aller. Elle est si bien intégrée dans son environnement qu'elle passe presque inaperçue, se fondant dans la végétation.

Peu de kilomètres plus loin, nous avons croisé un champ de lupins qui bordait un parking, avec le glacier en arrière-plan. On ne pouvait pas passer notre chemin : on s'est arrêtés pour prendre quelques photos. En juin, c'est vraiment la période idéale pour les voir en fleurs, le contraste avec la neige ou la roche est superbe.

Nous avons ensuite pris la direction de Kirkjubæjarklaustur. La ville a une histoire marquée, notamment par un grand incendie qui l'a transformée par le passé. Pour explorer les environs, nous nous sommes attaqués à une randonnée pour aller voir les colonnes de basalte et deux cascades magnifiques. L'une d'elles est surnommée "la cascade des sœurs", avec un rocher en forme de chat qui trône tout en haut. On l'a bien méritée : l'ascension nous a fait transpirer et nous a fait "galérer" pour atteindre le sommet !

Heureusement, la fin de la rando coïncidait avec l'heure du dîner. Nous avions réservé une table au restaurant KJARR au point de départ. On s'attendait à un établissement touristique classique, sans grand intérêt, mais on a été surpris : la cuisine est maison et vraiment très bonne. Une belle surprise pour conclure cette journée.

Passage Ă  VĂ­k

  • 📆22 - 23 juin
  • 🏨Hotel laekur

Le lendemain, nous avons pris le temps de vraiment explorer Vik. Nous avons tenté l'expérience du Lava Show, mais pour nous, ce n'était des plus intéressant : l'expérience est un peu chère pour ce qu'elle propose et semble surtout conçue pour les familles et les enfants.

Nous avons ensuite fait un tour chez Katla Wool, une boutique qui propose de la laine d'Islande sous toutes ses formes, des vêtements aux objets artisanaux. Après un passage dans un pub qui n'était pas la grande découverte culinaire, nous sommes repartis explorer la plage de sable noir.

Nous avons ensuite fait le choix de revenir sur le spot de macareux (Dyrhólaey, une petite "paninsule/promontoire). Cette fois, le temps était magnifique, grand soleil. C'était beaucoup plus agréable que la dernière fois, même si le paysage semblait un peu moins "vivant" sans les éléments déchaînés. Nous avons d'ailleurs profité de cette clarté pour tenter de repérer les macareux. Nous en avons vu un sortir la tête de l'herbe, à seulement quelques mètres de nous. Surprise : ils sont bien plus petits qu'on ne le pense ! Évidemment, dès qu'il a bougé, la foule de touristes a accouru pour tenter le cliché parfait.

Macareux au centre de l'image

Nous avons profité de ce beau temps pour emprunter un sentier que nous n'avions pas vu à l'aller, qui grimpe jusqu'au phare. De là, la vue est incroyable : un panorama à 360° sur tous les environs. Malheureusement, nous sommes arrivés avec une lumière de fin d'après midi, très écrasante, peu propice à la photo. On n'avait pas le luxe d'attendre la fin de journée pour chercher la belle lumière, mais la vue en valait le coup.

Puis direction l’Hotel Laekur pour notre avant-dernière nuit. L'établissement est situé au calme, au cœur d'une ferme équestre. Après le dîner, on est partis profiter des dernières lueurs du soleil pour faire une petite marche autour de l'hôtel.

On est allés voir les chevaux, mais on n'est pas restés longtemps : on s'est fait assaillir par des tonnes de mouches. C'est le revers de la médaille de la vie en pleine nature, et cela nous a vite fait rentrer pour la nuit.

Autour de Keflavik

  • 📆23 - 24 juin
  • 🏨Konvin hotel

Reykjadalur : Rivière d'eau chaude et randonnée

Nous avons ressenti le besoin de faire un détour par la vallée de Reykjadalur, située à environ 50 km de Reykjavik. Le lieu est célèbre pour sa rivière d'eau chaude qui serpente au fond de la vallée.

L'accès se fait par une randonnée de difficulté modérée : environ 7 km aller-retour avec un peu de dénivelé, surtout à l'aller. On compte environ deux heures pour faire le trajet. Le long de la rivière, le parcours est aménagé avec des coursives en bois pour faciliter la marche.

Comme le lieu se situe entre Reykjavik et le Cercle d'Or, c'est un point de passage très fréquenté. Nous avons trouvé un peu de monde, mais cela restait bien moins dense que ce que l'on imagine en pleine saison estivale. L'endroit est vraiment agréable et nous avons pu nous y tremper les pieds, mais nous n'avons pas fait plus, car l'eau était bien trop chaude, probablement autour de 40°C voir plus.

Nous avons ensuite continué la rando qui longe la rivière.

Nous sommes tombés sur des zones où le sol semblait bouillir : des sortes de petits bassins d'argile en mouvement. Ce sont en fait des boues bouillonnantes, un phénomène géothermique assez impressionnant. L'odeur de soufre est devenue très présente, et vers la fin du chemin, le paysage était littéralement constellé de ces petits trous d'où s'échappait de la vapeur. C'est fascinant de voir la terre en activité de si près.

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Ces boues bouillonnantes (ou mud pots en anglais) est phénomène géothermique où l'eau et les minéraux (comme le soufre) se mélangent aux cendres et à la roche pour créer cette boue qui bouillonne. L'odeur de soufre est la preuve directe de la présence de gaz volcaniques.

Blue Lagoon

Pour terminer ce voyage, nous avons bouclé la boucle : Finir notre séjour dans un lagon. Cette fois, c'était le célèbre Blue Lagoon, avec son eau d'un bleu laiteux presque surnaturel. Contrairement aux sources naturelles, c'est une eau issue de la centrale géothermique voisine qui a créé ce bassin. Le lieu est assez particulier, sculpté en plein milieu d'un champ de lave. On sent la puissance du pays : suite à l'éruption de 2024, le parking a été partiellement recouvert de lave, et le chemin pour accéder au site semble avoir été taillé directement dans la roche volcanique.

Chemin d'accès au Blue Lagoon depuis le parking

Côté expérience, on est clairement sur une "usine". Tout est organisé pour gérer un flux massif de monde : le check-in est ultra-rapide, presque industriel. Après les vestiaires (séparés pour les hommes et les femmes), on passe par la douche. Nous avons opté pour une cabine privée, un choix plus confortable pour se préparer.

La sortie des vestiaires donne directement sur le lagon. Malgré la foule, on a réussi à trouver notre petit coin, avec l'impression de se baigner dans notre propre bain. Le rituel du masque de silice est plutôt rigolo : on croise des gens avec le visage d'un blanc fantomatique. Pour se rincer, on utilise les robinets d'eau froide directement dans le bassin. On sent parfois passer des résidus de masques sous nos pieds... un peu dégoûtant !

On a profité de tout le complexe : bar avec quelques cocktails (avec et sans alcool), sauna et hammam... On a fait la totale. Par contre, pour le restaurant Lava, l'expérience est nettement moins réussie. Un peu trop "prout-prout" pour ce que ça propose. On a beaucoup attendu pour une qualité correcte, sans plus. Bref, un restaurant très touristique, qui n'était pas la meilleure expérience de notre voyage.

Vue du Blue Lagoon depuis l'intérieur du batiment

Enfin, direction notre hotel à 23h pour une longue nuit de...à peine 5h, pour reprendre notre avion (très) tôt le lendemain matin.

Ă€ bientĂ´t l'Islande !