Septembre 2023. Quitter Paris en voiture, laisser le rythme s’adoucir au fil des kilomètres, puis s’immerger une semaine durant entre forêts vosgiennes, villages alsaciens et routes sinueuses. De Vittel à l’Alsace, en passant par les Vosges, ce voyage est une parenthèse de paysages, de lumières et de silences, capturés jour après jour à travers l’objectif.

Vittel, on dit les thermes

Cette première étape ne nous a pas vraiment convaincus : peu d’intérêt, peu de restaurants, et cette question qui nous a traversé l’esprit — est-ce vraiment une ville touristique ? Nous étions finalement assez contents de n’y rester qu’une nuit.

Pourtant, en rentrant à pied du restaurant jusqu’à l’hôtel, quelque chose s’est passé. La nuit était calme, le ciel incroyablement clair, et pour la première fois depuis longtemps nous avons pris le temps de lever les yeux. Des étoiles par milliers, des étoiles filantes, et ce sentiment simple et précieux que Paris ne permet jamais. À défaut de nous marquer par la ville, Vittel nous a au moins offert cela.

Les Vosges, première immersion

Grande Cascade de Tendon

Dès notre arrivée, nous avons mis le pied à l’étrier en rejoignant la Grande Cascade de Tendon. Notre randonnée démarrait à la Petite Cascade et nous a fait passer par la Grande, un parcours agréable qui nous a permis de profiter de plusieurs points de vue sur l’eau et la forêt environnante. Nous avons aussi pique-niqué les pieds dans l’eau, le bruit constant de la chute en fond sonore. Une mise en bouche idéale pour commencer ces vacances vosgiennes et s’imprégner du rythme de la nature.

Pique-nique les pieds dans l'eau...

Retour sur les chemins après le déjeuner.

Lac de Lispach

Ce lac nous a tout de suite plu, notamment pour ses tourbières, que je découvrais pour la première fois et qui jouent un rôle important en tant que puits de CO₂. Le lieu est calme, très préservé, avec une atmosphère particulière. Nous avons eu une très belle lumière ce jour-là, même si elle était parfois un peu écrasante, ce qui a demandé de s’adapter en photo. Malgré cela, les contrastes et les reflets sur l’eau ont permis de réaliser plusieurs images dont nous sommes satisfaits.

Le sentier qui en fait le tour passe souvent derrière les arbres, laissant apparaître le lac par fragments. Cette alternance d’ombre et de lumière créait de beaux clair-obscur, très intéressants à photographier.

Lac de Longemer

Nous avons ensuite suivi un sentier qui montait vers un petit sommet, offrant une belle vue sur le Lac de Longemer. La lumière restait assez forte ce jour-là, mais ces contrastes naturels nous ont permis de réaliser plusieurs photos qui nous plaisent. Une sortie complète, entre ambiance forestière et panorama ouvert.

Lac de Longemer vue depuis "La Roche des Vieux Chevaux"

Lac des corbeaux

Nous avons ensuite pris la direction du lac des Corbeaux, où nous avons commencé par marcher le long de l’eau avant de faire une pause pique-nique.

Puis nous avons repris la randonnée en direction du point de vue de la Roche du lac des Corbeaux. La montée était très raide, et pas évidente pour nous qui venons plutôt d’un environnement urbain. L’effort a pourtant été largement récompensé : une fois en haut, le point de vue sur le lac et la forêt environnante valait clairement la chandelle.

Rando autour de Gérardmer par la Tour de Mérelle

Nous avons ensuite emprunté le classique chemin de randonnée qui fait le tour du lac de Gérardmer. C’est une balade facile, mais qui prend un peu de temps — comptez environ deux heures.

Pour pimenter un peu l’itinéraire, nous avons bifurqué près du camping pour rejoindre la Tour de Mérelle, qui surplombe le lac. La montée était raide et la chaleur rendait l’effort assez fatigant, mais voir d’autres randonneurs eux aussi en pleine sueur nous a un peu réconfortés. Une fois arrivés en haut, le panorama valait largement la peine.

Vue de Gérardmer depuis la Tour de Mérelle

La descente a été presque aussi difficile que la montée : très escarpée et parsemée de rochers. Nous longions un petit cours d’eau ponctué de quelques cascades, ce qui rendait le chemin très agréable à regarder et permettait d’avoir un peu d’ombre. Mais certaines portions étaient glissantes, il a fallu rester attentifs à chaque pas.

Rando vers le sommet du Hohneck

Le lendemain, sur les conseils de notre hôtel, nous avons pris la direction du sommet du Hohneck. Il y avait peut-être une chance d’apercevoir des chamois, mais comme souvent, ils sortent plutôt à l’aube, quand il n’y a personne.

Le sommet reste impressionnant malgré tout : à 1 363 mètres, le Hohneck est le point culminant des Vosges, offrant une vue sublime.

Les pentes vertigineuses où l’on aurait rêvé d’apercevoir des chamois.

Arrivée en Alsace

Après trois jours passés dans les Vosges, nous avons pris la route vers l’Alsace. J’y étais déjà venu en 2018 et j’avais eu l’occasion de prendre quelques photos, mais revoir la région à cette saison m’a permis de la redécouvrir sous un autre angle. Les collines se font plus douces, les villages se succèdent avec leurs maisons à colombages colorées, et les vignobles s’étendent le long des routes sinueuses. L’air semble plus léger, la lumière plus dorée en cette fin d’été, et chaque virage offre un nouveau cadre à photographier. C’était le début d’une nouvelle étape, où l’Alsace dévoilait à la fois son patrimoine et ses panoramas.

Virée en Alsace, été 2018
Lors d’une fin de juillet 2018 caniculaire, nous avons fait une virée en Alsace, de Gérardmer à Strasbourg, en passant par Munster, le parc naturel régional des Ballons des Vosges, Colmar, la montagne aux singes, le château du Haut-Koenigsbourg... Le premier hôtel se situait dans Munster au bord d’un cours

Kaysersberg

Retrouver Kaysersberg, c’est comme revenir dans un village qui semble figé dans le temps. Les maisons à colombages, les façades colorées et la rivière qui traverse le centre créent un décor très photogénique. Nous avons pris le temps de nous promener dans les rues, d’observer les détails et les perspectives, sans objectif précis. Même si le village est assez touristique, il conserve un vrai charme, et la lumière de septembre mettait bien en valeur les textures des bâtiments et les reflets sur l’eau.

Ribeauvillé

Nous sommes ensuite allés à Ribeauvillé, un village très animé, avec une longue rue principale bordée de maisons à colombages. L’ambiance y est plus vivante, plus touristique aussi, mais agréable à parcourir. En levant les yeux, on aperçoit les châteaux qui surplombent la ville, rappel constant du relief et de l’histoire des lieux. C’était une promenade simple, idéale pour capter des scènes de rue et des détails d’architecture typiquement alsaciens.

Château du Haut-Kœnigsbourg

Perché sur sa colline, le Château du Haut-Kœnigsbourg domine la plaine alsacienne. Construit au XIIᵉ siècle, il a été détruit et reconstruit plusieurs fois. Sa forme actuelle, très récente, n’a en réalité jamais servi à des fins défensives : c’est avant tout un château-musée, conçu pour montrer le pouvoir et l’art de vivre des seigneurs. Se promener dans ses remparts et ses cours intérieures permet de saisir cette dimension symbolique tout en profitant d’un panorama exceptionnel, parfait pour quelques photos souvenirs.

La Montagne des Singes

Nous avons également fait un arrêt à la Montagne des Singes, un lieu que j’avais déjà visité en 2018. C’est toujours un plaisir de retrouver ces macaques en liberté, proches et curieux, dans un cadre forestier calme. Même si j’avais déjà pris des photos à l’époque, la lumière et les expressions des singes ont offert de nouvelles opportunités pour capturer des images différentes cette fois-ci.